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adisq

On connait les nominations au prochain gala de l’ADISQ depuis hier. Soyons francs, je n’ai pas entendu la moitié des albums et des chansons qui sont en lice dans l’une ou l’autre des catégories pour gagner un Félix. J’ai un malaise avec le gala mais il ne vient pas nécessairement des artistes qui y seront à l’honneur.

J’ai tout simplement l’impression que l’ADISQ ne fait pas la job qu’elle devrait faire.

À quoi sert un gala comme celui-là à part faire la promotion de la musique québécoise ? Pas grand chose d’autre, vous êtes d’accord ?

C’est un gros show fait pour flatter les artistes et leur dire qu’ils sont beaux et qu’ils sont fins. Et c’est parfait comme ça. Si ça leur fait vendre des disques et que ça permet de remplir des salles de spectacle, c’est tant mieux.

Le gala ne profite pas aux bonnes personnes

Le côté plate de cette affaire-là, c’est que ce sont les artistes qui ont le moins besoin de promotion et de visibilité qui reçoivent toute l’attention pendant le gala. Ce sont pour la plupart des représentants de la musique «pop» québécoise, autrement dit, des gens qui vendent DÉJÀ des disques et qui remplissent DÉJÀ leurs salles.

Attendez, je sais parfaitement que personne n’écouterait le show s’il n’y avait pas de vedettes. Pas besoin de me faire un dessin. Mais on pourrait pas trouver un moyen de faire se côtoyer vedettes et nouveaux venus ?

Éternels négligés

Ce sont les artistes dans les catégories hip-hop, électro, alternatif, jazz et classique qui ont besoin d’un meilleur appui. Ceux-là ne passent pas à la radio et on ne les voit pratiquement jamais à la télé. Ils ne sont d’ailleurs pas invités au gala principal présenté à Radio-Canada qui attire un VRAI auditoire.

Échouer sa mission

L’ADISQ affirme sur son site web qu’elle «travaille à la survie et à l’épanouissement, au Québec, d’une production musicale indépendante, forte, originale et innovatrice» (cliquez ici pour lire sa mission complète). Vous avez l’impression qu’elle remplit bien ce mandat vous ?

On voudrait justement plus de couleurs et de saveur dans la musique québécoise. Moins de pop-rock larmoyant et plus de variété.

Quand Movèzerbe et Malajube auront la chance d’aller chercher leur prix des mains de Louis-Josée Houde ou que Taktika et la Patère Rose pourront partager la scène avec Jean Leloup et Pierre Lapointe, là l’ADISQ aura relever son véritable défi : faire rayonner la diversité musicale québécoise.

En attendant, on va encore avoir droit à une soirée de matantes…

1 Rétrolien

  1. Par Taktika » Archive du blog » À lire absolument ! le 25 septembre 2009 à 18 h 50 min

    [...] sujets traités en disent long sur la tangente prise par les auteurs : Le gala de l’ADISQ ne fait pas la job qu’il devrait faire, La mort du vidéoclip a-t-elle sonné ? et Auto-Tune : Est-ce qu’on a fini de se faire casser [...]

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