Avant de vous présenter mes albums préférés de l’année 2009, je partage avec vous mes 5 plus grandes déceptions. Il ne s’agit pas nécessairement des pires albums qui sont sortis cette année mais plutôt de ceux qui n’ont pas comblé les attentes des fans. Vous verrez que les vétérans ont été nombreux à ne pas livrer la marchandise…
N’hésitez pas à mettre vos commentaires à la fin.
5. Eminem – The Relapse
Eminem est l’artiste américain qui a vendu le plus d’albums durant la décennie 1999-2009. Il a réussi cet exploit grâce à son talent bien sûr, mais aussi parce qu’il a su développer un sens particulièrement efficace de la provocation et du spectacle.
Son retour était attendu justement parce que la scène hip-hop devient de plus en plus ennuyeuse. Il n’a toutefois pas réussi à l’ébranler ni à la surprendre. Son éternelle recette à base de dérision et d’humour n’a pas levé. The Relapse s’est donc avéré un album assez prévisible.
The Relapse 2 devrait être meilleur, simplement parce qu’il sera réalisé par des producteurs avec lesquels Eminem n’a jamais travaillé. Je pense entre autre à Just Blaze et K’Naan.
4. Ghostface – Ghostdini Wizard Of Poetry In Emerald City
Pour être franc, je ne suis pas un fan d’albums concepts. J’aime toutefois les artistes qui osent sortir de leur zone de confort pour tenter de faire quelque chose de différent. En ce sens, je respecte la démarche de Ghostface.
Le problème, c’est que Ghostdini Wizard Of Poetry In Emerald City a tout d’une farce de mauvais goût. Le nom, la pochette et Stapleton Sex, le premier extrait, ont probablement suffit à effrayer bien des fans du Wu-Tang Clan.
L’album offre quand même sa part de bons moments. Le problème, c’est que les lyrics mysogines sur des beats sirupeux ça finit par écoeurer… À vrai dire, je m’attendais à un espèce d’amalgame de chansons à la All that I got is you, Back like that ou Cherchez la Ghost. L’album aurait alors été de loin supérieur…
Depuis ses débuts, Jadakiss a toujours éprouvé de la difficulté à trouver des instrus qui collent vraiment à sa voix, à son style et à son flow. C’est le grand défaut de cet artiste pourtant très talentueux.
Il a encore une fois raté son coup sur The Last Kiss où la production est ennuyante du début jusqu’à la fin. Vraiment, aucune chanson sur cet album ne m’a particulièrement accroché.
Jadakiss a besoin d’être entouré de producteurs flamboyants comme c’était le cas sur son album précédent, Kiss of death, qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Il avait alors reçu l’aide de Scott Storch, Eminem, The Neptunes, Kanye West, etc. Je pensais justement qu’en signant chez Def Jam, il bénéficierait d’un meilleur encadrement au point de vue de la direction artistique. Malheureusement, cela n’a pas été le cas…
2. Busta Rhymes – Back on my B.S

Je ne sais pas ce qui s’est passé avec Busta Rhymes pour que Back on my B.S constitue un tel flop. À peine 150 000 copies de cet album ont trouvé preneur en 2009 !
Il faut dire qu’il ne s’est pas aidé avec les deux premiers singles qu’il a lancé. Arab Money avec Ron Browz et Hustler’s Anthem avec T-Pain sont carrément insupportables (d’ailleurs est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi Ron Browz fait de la musique ? Vraiment, je ne comprends pas…). Heureusement, il y a eu Conglomerate avec Jadakiss et Lil’Wayne mais ça n’a pas été suffisant pour sauver les meubles.
Busta Rhymes est un artiste surprenant, fougueux, créatif mais on ne le sens pas du tout sur son dernier album. C’est dommage mais on dirait que sur Back on my B.S il n’a fait que du remplissage.
Fat Joe est sur le déclin. Même si la sortie de J.O.S.E 2 a été repoussée pendant plusieurs mois, il aurait dû prendre davantage son temps afin de lancer un album plus convaincant et éviter le flop qu’il connait présentement. À ce jour, moins de 30 000 copies de l’album ont été écoulées. Pour un artiste comme Fat Joe, des résultats comme ceux-là peuvent signifier la fin d’une carrière…
Il faut dire qu’il a carrément raté son coup avec les chansons One, Aloha et Pornstar. Fat Joe arrive parfois à créer des hits crossover qui peuvent plaire à un large public mais il est meilleur sur des morceaux hardcore comme Make it rain, Lean Back ou Joey don’t do it.
En écoutant J.O.S.E 2 je n’ai pas pu m’empêcher de me demander où étaient passés Cool & Dre, Scott Storch, DJ Khaled et The Runners avec lesquels il a pris l’habitude de travailler. Ces producteurs ont largement contribué aux derniers succès de Fat Joe et lui ont permis de rester pertinent même après plus de 15 ans de métier. Leur absence s’est avérée coûteuse.
Je place Fat Joe au sommet des déceptions de l’année car c’est un artiste que j’apprécie et j’ai l’impression qu’il n’arrivera pas à se remettre de l’échec de J.O.S.E 2.





1 COMMENTAIRE
bien dit concernant Eminem.
je m’attendais à une deuxième chance avec « Refill », mais c’est malgré tout une déception.
dommage pour un artiste donc quelques uns de ces albums sont les préférés dans ma discothèque!
1 Rétrolien
[...] genre a poursuivi son déclin au chapitre des ventes. Certes, les vétérans ont déçu (voir mon blogue précédent). Mais nous pouvons nous consoler car la relève s’annonce prometteuse. Quelques nouveaux [...]