reflection eternal

Aussi bien l’admettre tout de suite, c’est impossible pour moi d’être objectif en parlant de Reflection Eternal. C’est simple, si j’étais un artiste, je serais Talib Kweli, le rappeur du groupe.

Ceci étant dit,vous pouvez me traiter de vendu, je vais quand même consacrer ce billet à faire l’éloge de Revolution per minute.

La perfection est de ce monde…

Commençons par le plus important : Au micro, Talib Kweli est l’incarnation même de la perfection (je vous le dis !).

Il partage avec Nas, le titre du rappeur qui a le plus beau timbre de voix et le meilleur flow des États-Unis. Plus important encore, ses chansons sont superbes. Il a un don rare de la rhétorique et une habilité inégalée pour composer des rimes aussi fines qu’intelligentes.

(C’est d’ailleurs la raison qui a poussé Jay-Z à lui rendre hommage sur Moment of clarity quand il a rappé : «If skills sold, Truth be told, I’d probably be, Lyrically,Talib Kweli»).

Production minimaliste

Anticonformiste, Kweli a cependant pris l’habitude de poser ses raps sur des sons parfois durs à digérer. C’est encore le cas sur Revolution per minute.

La production de Hi-Tek (l’autre membre du groupe)  est parfois très originale et enivrante (In this world, Midnight Hour), parfois froide et ennuyante (In the Red). Son style minimaliste, quoique très léché, peut plaire comme il peut décevoir.

Un point faible

Le production est donc le point le plus faible de Revolution per minute. Mais entendons-nous, c’est LOIN d’être raté. Juste que Hi-Tek a tendance à composer des musiques un répétitives qui ne sont pas nécessairement faciles d’approche pour les non-amateurs de hip-hop.

Tant pis pour ceux-là me direz-vous, et je serai d’accord avec vous. Mais tant pis aussi pour Kweli qui n’a jamais réussi à obtenir un succès à la hauteur de son immense talent.

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