satdiaspora

J’ai écouté Diaspora quelques fois d’un bout à l’autre depuis qu’il est sorti mardi dernier. À chaque fois j’en viens au même constat : je préfère le Sat de la Fonky Family que le Sat en solo. Je le trouve plus hargneux et autrement plus convaincant.

Le son de Sat est fortement influencé par la culture hip-hop américaine.  C’était déjà le cas sur son premier album solo et c’est encore très évident sur son nouvel opus.

Mais malheureusement, plutôt que de simplement s’inspirer de ce qui se fait aux États-Unis (comme bien d’autres le font) Sat semble vouloir le reproduire à la façon marseillaise. Ça ne lui va pas bien du tout. La ridicule introduction auto-tunée de Dans mon barillet en est un exemple plutôt navrant.

L’effort de Sat de réunir uniquement des artistes originaires de sa ville natale pour en faire un projet essentiellement marseillais perd donc rapidement de son intérêt. La saveur méditéranéene  n’y est tout simplement pas.

Ainsi, même s’il est bien produit, Diaspora souffre d’un manque d’originalité assez flagrant. Même le grand Akhénaton paraît peu inspiré sur Plus que de la musique, le premier single de l’album.

Les rimes molles et prévisibles de Sat font d’ailleurs rarement mouche. Il faudrait qu’on m’explique ce qu’il veut dire sur Le hood quand il chante «Le hood c’est le hood, le quartier c’est le ghetto»… Vous comprenez vous ?

Bref, je ne dirais pas que Diaspora est un mauvais album mais il est très certainement ennuyant. Une chose est sûre, il ne restera probablement pas longtemps dans mon iPod. Un véritable album américain le détrônera sans doute assez rapidement.

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